Quels retours sur investissement (ROI) pour la RSE et l’économie régénérative ?

ROI : De quoi manquent nos entreprises ?

Tout ce dont notre société souffre peut et doit être régénéré. Tout ce dont nos entreprises souffrent peur et doit être régénéré. Et tout investissement dans la régénération porte des fruits, des retours sur investissement. Voici un certain nombre de difficultés rencontrées par les entreprises qui peuvent être allégées par une bonne gestion des enjeux de RSE ou d’économie régénérative :

  • Absentéisme, démotivation, maladies du travail
  • Départ des talents
  • Efficacité opérationnelle
  • Epuisement des managers (burnout)
  • Compétition interne
  • Skill gap technologique
  • Résolution de problèmes
  • Souveraineté
  • Marges rognées par les coûts de l’énergie
  • Manque d’anticipation des contraintes
  • Dépendance aux ressources naturelles
  • Adéquation entre l’offre et la demande
  • Valorisation de l’offre
  • Excès de réglementations et de normes
  • Manque de moyens
  • Overdose de reporting
  • Contentieux
  • Consommation en berne
  • Surenchère technologique

Alors si nous parlions de bonnes pratiques de RSE ou de régénération ?

ROI : Régénérer l’humain 

ROI : Régénérer l’humain avec l'économie régénérative et la RSE. Comment remettre l'humain au centre des organisations ?

Qu’est ce que régénérer l’humain dans une entreprise ? C’est redonner du sens au travail, c’est encourager la prise de responsabilité, c’est faire confiance, c’est proposer une juste proportion d’activités valorisantes en fonction de l’autonomie de chacun, c’est un management juste et à l’écoute, c’est un parler vrai. C’est donner une part de liberté et de responsabilité. En somme, ce sont tous les choix managériaux qui prennent en compte la dignité de la personne.

Et ces choix ne sont pas qu’internes, en faisant alliance avec toutes les parties prenantes, l’entreprise entre dans une culture de la coopération. Les fournisseurs, les clients, l’écosystème entrepreneurial, les formations ont besoin d’une entreprise saine et sont prêts à contribuer.

Nous avons choisi de ne pas te faire évoluer car tu es très compétent à ton poste, ce ne serait pas dans l’intérêt de l’entreprise de te confier un autre poste.

Témoignage de choix managérial qui a causé le départ de talents

Nous l’avons constaté : la culture de la confiance et de l’engagement porte ses fruits. Dans la gestion de projets, dans l’efficacité opérationnelle, les collaborateurs engagés et responsables donnent le meilleur d’eux mêmes. Mais pour cela, il faut sortir d’une culture du contrôle et du micro-management. Il faut aussi que les managers de l’entreprise reçoivent la confiance et la responsabilité, et soient clairement invités à déléguer, dans un véritable esprit de subsidiarité.

Les changements sociétaux et technologiques de plus en plus soudain et brutaux nécessitent une sérieuse capacité d’adaptation et d’investissement personnel des collaborateurs. Croyez vous que ce sont les collaborateurs qui viennent avec les pieds ou ceux qui viennent avec le cœur qui s’adapteront ?

Les retours sur investissement ? La liberté s’accompagne de créativité. L’engagement augmente. La rétention de personnel devient plus naturelle. Le sens se traduit en efficacité opérationnelle. L’autonomie des collaborateurs soutient la souveraineté de l’organisation. La réduction de l’Absentéisme est manifeste. La réputation de l’entreprise attire des talents et des clients.

Les études de 2025/2026 montrent que les équipes hautement engagées affichent une rentabilité supérieure de 23 % par rapport aux équipes désengagées. Une marque employeur engagée réduit de 50 % le coût d’acquisition des talents. Dans un marché de l’emploi tendu, c’est un avantage financier direct. Le coût moyen du désengagement est estimé à plus de 16 000 € par salarié et par an (en incluant l’absentéisme et la perte de productivité). La régénération de l’humain permet de diviser ce risque par deux. S’engager socialement auprès de ses fournisseurs (paiement rapide, accompagnement) garantit une priorité d’approvisionnement en période de pénurie.


Beaucoup d’entrepreneurs de mon réseau revendiquent de “ne rien lâcher” avec leurs collaborateurs. Mais ils doivent sans cesse recruter. Mes collaborateurs, eux, restent car je les traite bien !

Témoignage d’entrepreneur client de Green Lean Consulting

ROI : Régénérer l’environnement 

Régénérer l'environnement, c'est prendre soi du vivant, c'est garantir une pérennité à nos activités.

Selon les dernières analyses (mises à jour en 2025-2026), environ 58 000 milliards de dollars de valeur ajoutée économique (soit environ 55 % du PIB mondial) sont générés par des secteurs qui dépendent directement du bon fonctionnement des écosystèmes. En 2020, ce chiffre était estimé à 44 000 milliards (50 %). L’augmentation de la valeur ajoutée sur ces 5 dernières années reflète une meilleure reconnaissance des “dépendances cachées” dans les chaînes d’approvisionnement.

On distingue différents niveaux de dépendance :

  • Dépendance élevée (env. 15 % du PIB mondial) : Secteurs dont l’activité s’arrêterait presque immédiatement sans ressources naturelles (agriculture, pêche, sylviculture, construction, énergie). La construction par exemple puise énormément dans les ressources naturelles comme la construction (sables, eaux, bois, qualité des sols et sous-sols). Le secteur de l’énergie reste trop dépendante des ressources fossiles et de ressources naturelles qui ne sont pas gérées durablement.
  • Dépendance modérée (env. 40 % du PIB mondial) : Secteurs qui ont besoin de ressources naturelles pour leurs intrants ou leur logistique, mais qui peuvent partiellement s’adapter (chimie, textile, pharmacie, tourisme, transport, imprimerie, électronique et numérique).
  • Dépendance indirecte (les 45 % restant du PIB mondial) : par leur fournisseurs, par la santé des collaborateurs (alimentation, santé mentale), par les impacts d’un monde économique qui stagne en raison de l’épuisement des ressources, par les contraintes géopolitiques autour des enjeux de ressources. Le secteur du numérique peut sembler totalement virtuel et déconnecté des espaces naturels, mais les centres de données consomment énormément d’énergie et de ressources en eau.

Régénérer l’environnement : c’est préserver la production de ressources naturelles, c’est la préservation de notre habitat, par la qualité de l’eau, de l’air, de l’alimentation, par la limitation des déchets, par la réduction des impacts climatiques, par la sobriété énergétique. C’est la préservation des ressources naturelles dont nous dépendons par des alliances commerciales mutuellement profitables. C’est un moindre recours à des produits ultra-transformés ou des produits dont les externalités négatives sont importantes pour l’environnement.

Comment régénérer l’environnement ? Par le rééquilibrage de nos besoins, le recentrage de nos activités économiques sur le service du bien commun, par la sensibilisation à toutes les pollutions (à commencer par le tabac, par nos déchets), par des achats durables, par la décarbonation, par une alimentation saine au travail. Le pouvoir d’influence de l’entreprise, notamment du monde culturel, est considérable à cet égard.

Quatre approches complémentaires sont à mettre en oeuvre :

  • Sobriété : ne consommer que ce qui est nécessaire (Green Lean), qualité plutôt que quantité.
  • Efficacité : optimiser les rendements énergétiques et productifs
  • Substitution : par des ressources qui préservent l’environnement
  • Régénération : contribuer à la gestion de l’eau, de la biodiversité (végétalisons pour commencer, de la désartificialisation (de nos parkings pour commencer).

Les technologies de l’entreprise peuvent et doivent se mettre au service de ces quatre approches. Plus encore, l’économie circulaire nous permet de faire des affaires profitables, et de gagner en rendement, de diminuer nos coûts avec les bonnes filières.

Les retours sur investissement ? Les ROI sont innombrables quand il s’agit d’environnement. Approvisionnement sécurisé, adaptation au dérèglement climatique, réputation, coûts énergétique, anticiper les futures règlementations, anticiper les futures taxes carbone, répondre aux attentes des parties prenantes, être exemplaire, nouer des alliances avec des acteurs de la société, attirer des investisseurs impliqués dans la finance durable, obtenir des avantages des banques et des assurances.

ROI : Régénérer la société et le lien social

Régénérer la société, c'est prendre soin de notre premier écosystème. C'est aussi un des principes de la RSE, le développement local.

N’oublions pas que nos organisations, nos entreprises sont au service de la société, directement ou indirectement. Nos clients ultimes, que nous soyons en BtoB et à plus forte raison en BtoC, ce sont les citoyens. Aucune organisation, aucune entreprise ne bénéficie de la culture de la défiance, de l’appauvrissement de tous au profit de quelques uns, de la dégradation de l’environnement social, de l’insécurité, du chomage et de la précarité, d’une mauvaise politique de santé et d’éducation.

Régénérer le lien social : c’est la préservation et valorisation de ressources humaines, à commencer par nos collaborateurs et ceux de nos parties prenantes qui sont des acteurs de la société, et qui peuvent refléter dans la société, les valeurs que nous portons. L’entreprise a un pouvoir d’influence.

Le développement local c’est pour une organisation aussi évident que l’entretien de sa propre maison. C’est l’entretien d’écosystèmes urbains, périphériques et ruraux où chacun trouve sa place, du plus productif, au plus démuni. Où chacun peut retrouver le sens et du lien social. Ou chacun peut se former, s’enrichir culturellement, se divertir, faire des rencontres. Quand une entreprise trouve sa place dans le tissu local, elle devient un rouage essentiel de la collectivité, pas seulement en tant qu’employeur mais en tant qu’élément fédérateur.

L’économie circulaire se greffe sur un écosystème local : le recyclage, le réemploi dépendent de ressources locales. Le développement local se concrétise souvent par des démarches de symbiose industrielle. Dans un même bassin d’emploi, les entreprises collaborent pour que les fins de vie des unes deviennent les matières premières des autres, c’est ce que l’on appelle l’économie industrielle et territoriale. La chaleur fatale des uns devient une source d’énergie pour les autres. La mutualisation de ressources permet, avec l’aide des collectivités, de réduire certains couts. La proximité avec les fournisseurs de solutions (réparateurs, reconditionnement) permet de maintenir l’outil productif en marche malgré les pénuries de pièces neuves. Avec la loi AGEC, la responsabilité élargie du producteur s’accompagne de filières REP dont le développement local est un atout pour l’organisation.

Le développement local c’est l’encouragement des collaborateurs à prendre des activités associatives. C’est la collaboration active avec des associations qui oeuvrent pour le bien commun. Il y a bien des formes de collaboration qui vont au delà du mécénat. A Green Lean Consulting nous sommes engagés avec les shifters, avec l’APCC.

Le développement local c’est la participation des collaborateurs à des filières d’enseignement. A Green Lean Consulting, nous sommes engagés avec l’UCLY, notamment par des activités d’enseignement, de mentorat, mais aussi en sponsorisant le prix TRACE.

Notre monde politique souffre également d’un manque d’orientation sur le Bien Commun, ces ressources partagées par tous. Est-ce que nos entreprises ont une influence politique saine à travers leurs organisations représentatives ? Est-ce qu’elles ont toujours à coeur de conjuguer leurs intérêts avec le bien de tous ? Sortir de l’idéologie, sortir de la polarisation, repenser la démocratie partagée, donner un sens à l’histoire de chacun, tout cela ne se fera pas si les citoyens, les électeurs travaillent dans des organisations qui les poussent toujours plus à chercher leurs intérêts particuliers.

Les retours sur investissement ? La culture de l’alliance, développée au sein de l’organisation, est exemplaire pour la société. Les acteurs de la société encouragent cette culture de l’alliance et apportent leur soutien, s’engagent pour développer le terrain où l’entreprise se développe : meilleures formations, attraction des talents, partage de ressources avec l’économie circulaire. Filières de soutien. Echanges technologiques.

Avec la généralisation des clauses sociales dans les marchés publics et privés, l’engagement sociétal est devenu un facteur décisif dans 30 % à 40 % de la note finale d’un appel d’offres. En 2026, plus de 70 % des consommateurs se disent prêts à payer un coût premium ou à rester fidèles à une marque qui démontre un impact positif sur son territoire local (soutien aux associations, insertion, circuits courts).

Pour aller plus loin

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